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Danser ailleurs : Marches, espace urbain

Quelques pièces ( à compléter au gré des recherches et des parcours)

Satisfying lover (1967), de Steve Paxton Partition : « démarrer, traverser, parcourir 1/5 de l’espace, marquer une pause de 5 secondes »

Congeries of edges for 20 obliques de Lucinda Childs, est une performance construire autour de la marche, de ses infimes variations et de ses composantes directionnelles.

Trisha Brown "Walking Down the Side of a Building" (1970) Trisha Brown, A roof Piece (1971)

Tanaka Min, festival de Nancy (1978)

Jean-Claude Gallotta/ Groupe Emile Dubois,"Le Sacre de l’été" (1979), au carrefour de la Butte à Echirolles, "Une suite de solos interprétés par des danseurs et non danseurs ».

Odile Duboc "Vol d’oiseaux",(1981) pour la place des Cardeurs, Aix en Provence Odile Duboc, La pierre et le songe

Daniel Larrieu, Waterproof (1986)

Ann Halprin, La Série des " City Dance"

Dominique Boivin, place des Martyrs-de-la-Résistance,Aix en Provence

Odile Cougoule, place de la Mairie,Aix en Provence

Georges Appaix - Compagnie La Liseuse (France), parvis de l’Opéra, Marseille, Sirènes et midi net 2008.

Victor Zambrana (Espagne), Solo quartier Saint-André,2008.

Quelques démarches contemporaines posant l’espace public ou l’extérieur comme terrain de danse :

les danses de verdure de Daniel Larrieu

Parcours Chorégraphique en jardin d’un répertoire dansé en silence, une manière de découvrir des espaces publics. site

Le projet Résidence secondaire de Christophe Haleb

Résidence secondaire, une façon d’habiter, une forme inventive pour décloisonner la ville. A travers ce projet, Christophe Haleb souhaite interroger les formes de notre habitat et nos manières d’habiter. Explorer quelques-uns des aspects culturels, sociaux, matériels, mémoriels, idéologiques et poétiques de la relation que le corps entretient avec son habitat. Il cherche à questionner la mutation de l’espace public et développer un imaginaire critique et poétique. La structure chorégraphique, plastique, sonore, physiologique et mentale de Résidence secondaire est un dispositif ouvert à la réflexion, aux regards, à l’improvisation, dans l’intrication du public et du privé. La compagnie approchera la danse comme une multiplicité de signes à insérer dans le quotidien, que le spectateur est invité à relier entre eux. Une danse éphémère qui assume la fragilité de l’existence et retraite la substance dont nous sommes porteurs. Une danse dans la mouvance du paysage urbain, évolutive, changeante, hétérogène et complexe, qui interroge l’imaginaire collectif. Les cinq interprètes, les « Transformers », proposent à un groupe de 50 à 70 personnes, sur rendez-vous, une visite non-standard des espaces d’ exploration. site

la série Bodies in Urban Spaces de l’Autrichien Willi Dorner

Le chorégraphe autrichien Willi Dorner conçoit des sculptures humaines (Bodies in urban spaces) et explore le rapport entre le corps, l’espace et l’architecture. Il procède toujours de la même manière : il recrute son équipe de performers parmi des étudiants en architecture et en danse. site

le bal participatif de David Rolland

Un carnet de danse donné à chaque spectateur, une voix off qui le guide ensuite au fil des pages contenant des indications chorégraphiques simples, pendant que deux danseurs miment certains des mouvements… Voilà chaque spectateur présent dans l’aire de jeu, lancé dans cette « chorégraphie collective » des Lecteurs imaginée par David Rolland. « Rapprochez-vous imperceptiblement d’une personne de votre choix en fixant son oreille droite. Retournez-vous et entamez une discussion passionnée sur la couleur de ses yeux… ». peut-on lire par exemple. Mais, l’acte artistique ne serait pas complet sans surprise et décalage. Et si alors tous les spectateurs n’avaient pas exactement le même carnet de bal ? Au rythme de 30 secondes à 2 minutes, les indications changent, le spectateur danseur se prend au jeu et découvre peu à peu que les décalages font partie de la performance. Transfiguration de la gestuelle quotidienne, approche ludique du mouvement d’ensemble, chorégraphie évolutive par micro situation et mouvements drôles et changements de rôles… site

Ex Nihilo , Trajets de vie, Trajets de ville Trajets de vie, Trajets de ville est né d’une recherche itinérante, qui a pris des formes multiples et a répondu au désir de retenir notre élan spontané à investir l’espace public par la danse pour prendre le temps de l’observation… Noter, répertorier, accumuler, classer. Vers quoi tend notre regard, ce qui l’attire, le repousse, le touche. Explorer ses émotions, ses réactions, ses obsessions, ses appréhensions, ses rencontres. Se laisser surprendre, accepter de se perdre. Ensuite seulement, travailler ces matières et restituer par le corps, par la danse, les couches superposées d’images et de sensations recueillies au hasard de la déambulation.

Le projet s’est déroulé sur trois ans dans plusieurs villes : Séville, Sotteville-lès-Rouen, Utrecht, Lisbonne, Marseille, Tournefeuille, Rillieux-la-Pape et Caen. Nous avons été artistes associés de l’Atelier 231, Centre national des arts de la rue, à Sotteville-lès-Rouen en 2005 et en 2006, un accueil de longue de durée qui seul pouvait permettre ce temps de recherche et d’investigation. Nous avons quotidiennement marché dans les rues de Sotteville. Chaque danseur, seul, construisant un regard singulier, dehors, chaque jour, à épuiser le mouvement de la marche… Les mots du photographe Raymond Depardon ont pris alors beaucoup de sens : « L’errance est une espèce de quête du lieu acceptable, une quête aussi de ces zones intermédiaires, avec toujours la même question : qu’est-ce que je fais là ? ». De cette recherche, comme une première étape, est né L’intérieur est toujours trop étroit, un trio qui se joue en intérieur et reprend la thématique de l’errance.

Au fur et à mesure de nos déambulations, il est apparu que le banc public était l’espace intime que nous recherchions, en retrait du flux de la ville, en regard. Il est souvent vide, mais toujours plein de la présence de ceux qui s’y assoient. Il est un morceau de cette ville, tout à la fois public et privé. C’est là que pour un instant on s’y repose, se retrouve, se rencontre, se souvient, se rassemble. Nous travaillons à la fois sur les présences et ce qu’il en reste. Chaque proposition chorégraphique prend appui sur une situation réelle et sur une scénographie propre créant ainsi un moment où réalité et fiction se superposent imperceptiblement révélant l’imaginaire et le poétique. Puis nous avons exploré un autre espace, comme en écho à l’espace intime des bancs : les lieux de passage, la place publique. Le flux, la circulation, l’errance, les trajectoires, la foule. Nous nous sommes inspirés du flux des piétons, du mouvement commun, de l’arythmie de la foule. Explorer ces pressions et impressions pour constituer une foule sensible, en équilibre précaire, réactive et vibrante. Mettre en jeu la réceptivité, la réactivité des corps, rechercher la fluidité du mouvement commun, l’écoute et la connivence. Travailler sur le choeur, la pulsation, la respiration, la tension et le déplacement commun. Chaque danseur est tout à la fois actif et passif. C’est l’addition des différentes propositions – en d’autres termes le mouvement collectif – qui est le moteur de la chorégraphie. La danse est tout à la fois engagée et intégrée au mouvement de la rue. Le groupe perturbe non par son interférence dans le mouvement ininterrompu de la ville mais par sa présence insolite, mobile, souple. Pour écrire ces foules, nous avons mis en place 3 laboratoires à Séville, Utrecht et Sotteville-lès-Rouen, où aux quatre danseurs d’Ex Nihilo se sont joints à chaque fois huit ou dix danseurs invités. Chaque laboratoire a eu sa propre identité et sa propre originalité.

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Compagnie Jeanne Simone

Entrer en relation étroite... Explorer le territoire sensible de rencontre avec l’Autre, lui raconter une histoire, de corps à corps, d’oreille à oreille. Créée en 2004 à Besançon sous l’impulsion de Laure Terrier, Jeanne Simone est née du désir d’explorer une dramaturgie du corps dans sa quotidienneté et dans l’histoire personnelle qu’il porte. Les créations de la compagnie s’inventent et se construisent en relation intime avec le lieu et le public, sur le mode de l’improvisation, dans un rapport perceptif et sensoriel. La danse, nourrie de danse-contact et de Body-mind Centering, emprunte postures et gestuelle au quotidien. Chaque spectacle est une création unique qui s’attache à transformer l’espace de représentation, où danseurs, musiciens, éclairagistes, cinéastes, spectateurs ou passants forment un tout.

Créations :

"Le goudron n’est pas meuble" danse-surréalisme-vagabondage

Six doux perturbés investissent un lieu. Lieu de vie, de croisements, de rencontres, avec ses codes topographiques et sociaux qu’ils n’auront de cesse de faire onduler. Les musiciens et danseurs sont les échos décalés de l’être humain, de ses mouvements, de ses folies... Chacun, avec son individualité non exclusivement ordinaire, s’attèle avec systèmatisme à dévier l’endroit, son sens et son périmètre. Ils n’ont quasiment que leur corps pour y parvenir, des corps qu’ils mettent en bascule pour délivrer les repères et faire naître de nouveaux territoires de perception.

Dans le cadre des interventions des indésirables (2007), dans le 14ème arrondissement. EXTRAIT VIDEO IMAGEs

"Le parfum des pneus"(titre provisoire)2009

Ils sont deux, qui passent ici. Qui respirent l’endroit, glissent, se faufilent, avancent ensemble, s’attardent sous un porche, se laissent avaler par les aspérités du lieu. Chaque envol d’oiseau, chaque cri d’enfant, chaque goutte de pluie sur le pavé est un événement propice, un prétexte pour courir, sauter, enjamber, se lover.

Compagnie Des Prairies ( Julie Desprairies)

la Compagnie des Prairies a organisé et/ou coproduit une quinzaine de projets en France et à l’étranger dans des sites variés. Julie Desprairies s’attache aux rapports entre le corps en mouvement et son environnement architectural.

Extrait de la générale de Printemps, par la compagnie des prairies, lors des Tombées de la Nuit, à Rennes (aux Champs Libres), le dimanche 29 juin 2008. VIDEO Site

Compagnie Osmosis (Ali Salmi)

La Compagnie réunie sous la direction artistique d’Ali Salmi, elle oriente son travail autour du corps, engagé dans l’acte théâtral dansé, lié à la question de l’autre et à sa représentation, présentation dans l’espace public. Les acteurs/danseurs de la compagnie expérimentent l’union d’une danse physique, engagée, et d’états liés à la manipulation d’objets plastiques, créant une nouvelle forme de danse expressive, poétique et absurde, articulée autour des rites urbains. La photographie, la vidéo, l’univers sonore et musical développé par l’équipe artistique accompagnent et accentuent la dimension onirique de cet univers d’images dansées.

Créations : Alhambra containers

Autoroute du Soleil

Transit

Waterfloor

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Compagnie Antipodes Chorégraphes : Lisie Philip/raphael Thiers

Depuis sa création en 1997 la Compagnie Antipodes s’attache à représenter par le corps et par les mots des êtres à la dérive, exilés, confrontés à la violence du quotidien. Elle privilégie les univers oniriques, décalés, à la fois poétiques et grinçants. Les spectacles ont en commun une démarche de grande rigueur dans le travail et surtout la volonté d’explorer chaque thème sans chercher le consensus. De même, nous n’avons pas hésité à présenter au public le résultat de nos recherches sur la danse théâtre, forme d’expression qui est peu connu, voire inconnu, du public Azuréen : des images fortes qui peuvent intégrer -si c’est nécessaire- une esthétique de la laideur ou de la souffrance ; une forme qui refuse les académismes qu’ils soient classiques ou contemporains. A chaque fois, nous aimons prendre des risques : musique originale, thèmes peu abordés par les compagnies chorégraphiques, travail en relation avec de jeunes créateurs. Depuis 2002, nous avons entamé une recherche sur le thème de la folie. De cette recherche émerge deux créations : Manie(s) qui décrit une journée surréaliste de cinq patients dans un hôpital psychiatrique et Ma NiaK huis clos pour deux interprètes. Ces deux créations ont en commun les thèmes de l’isolement, des relations de pouvoir dans un lieu clos et de l’attachement pour des êtres hors norme. N’oublions pas "Les laveurs de Planètes" songe, rêverie destinée à un public plus jeune dans lequel deux laveurs de planètes très conscencieux parcourent la voie lactée. Un spectacle sur la différence, joyeux et dynamique, initiant les plus jeunes à la danse contemporaine mêlée aux formes (ballons, bulle de savon, cubes...)

Direction Artistique : Lisie Philp Née en 1975 à Nice, a suivi la formation de l’école Rudra-Béjart-Lausanne. Elle travaille ensuite comme soliste dans plusieurs compagnies à Lausanne, Genève, Zurich et y rencontre Maurice Béjart, Carolyn Carlson, Mats Ek, Pina Bausch qui influenceront plus tard son travail chorégraphique. Elle commence à créer ses premières chorégraphies vers 17 ans au cours de workshops organisés à Genève et Zurich, on lui propose d’inclure ses deux premières créations dans des tournées internationales. " Elle sans ailes " et " Le monologue de la femme rompue " ont pu être montrés au public finlandais, allemand, autrichien, anglais mais aussi canadien, américain, japonais et australien. Elle est lauréate du concours chorégraphique de Bâle en 1995. Elle s’initie à l’art dramatique à partir de 1996. A partir de cette époque elle oriente sa recherche artistique sur une fusion de ces deux expressions, en intégrant le travail d’acteur dans ses ballets. Elle poursuit également son approche de l’art dramatique en tournant de nombreux courtsmétrages d’auteur dont un qui lui valu un prix d’interprétation féminine.

Créations : Ad Libitum (video)

Un arbre dans ma valise

ponctuels

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La Compagnie Beau Geste

BEAU GESTE est créé en 1981 par sept danseurs issus du Centre National de Danse Contemporaine dirigé par le chorégraphe américain Alwin NIKOLAïS. Sous la forme d’un collectif artistique où s’échangent différents points de vue esthétiques - chaque danseur étant alternativement chorégraphe ou interprète - BEAU GESTE développe à travers ses créations collectives ou individuelles un état d’esprit commun nourri par la diversité des potentiels artistiques des membres qui le composent. En 1991, la direction artistique est confiée à Dominique BOIVIN. Christine ERBÉ, et Philippe PRIASSO assumant des responsabilités distinctes mais toujours partagées au sein du trio. En poursuivant sa démarche - mettre en avant la personnalité du danseur et le mouvement qui lui est propre - BEAU GESTE s’aventure dans des modes de représentations multiples : solos, cabaret, revue, conférences dansées... occasions d’affirmer son goût pour la diversité, la distance et l’humour.

Création : Transports exceptionnels

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Quelques évènements marquants et festivals

Danseurs tout en seine (1983) à l’initiative d’Odile Azagury

Danseurs tout en Saône (1985)à l’initiative d’Odile Azagury

Les corps Couchés (1986) Lyon, Avignon

Danse la ville 12e Biennale de la Danse (2006) Guy Darmet

Danse à Aix (1977-2006)

FESTIVAL La Ruée vers l’Art à Grenoble (prochaine édition du 23 au 31 octobre 2009) est la seule manifestation française associée au réseau Ciudades que danzan, qui fédère actuellement trente festivals européens et latino-américains ayant comme objectif prioritaire la rencontre entre les espaces urbains et la danse

Les Pronomades, St Gaudens

Small is beautiful, Marseille

Les tombées de la nuit, Rennes

Rayons Frais, Tours

Dias Dansa, Espagne