Daniel Buren

Daniel Buren Geste d’artiste.

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Le geste d’artiste de D.Buren

Un artiste...un geste propre... Daniel Buren et son geste d’artiste...

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Daniel Buren

Nom : Buren

Prénom : Daniel Né le : 25 mars 1938

À : Boulogne Billancourt

Nationalité : française

Profession : artiste peintre et sculpteur

Biographie : Daniel Buren a fait l’école des métiers d’art, en 1960 il choisit d’orienter son travail vers une économie des moyens artistiques. Et un jour en 1965, c’est quelque chose de très simple qui l’inspire : une toile de store rayée, et là, il va créer son propre vocabulaire artistique : des bandes verticales alternées blanches et colorées de 8,7 cm de largeur se répétant. En faisant ce choix, il accorde à son travail de l’objectivité et il y met un peu d’impersonnalité.

mur de peintures,1966-77/1995/2005, Paris

Mais en 1966, il va faire connaissance avec les peintres Mosset, Parmentier et Toroni avec lesquels il va s’associer pour organiser des manifestations plutôt controversées. Il veulent s’opposer à la scène artistique parisienne, très académique et dominée par l’école de paris. Ainsi, il va pouvoir observer les limites physiques de la peinture mais aussi les frontières politiques et sociales du monde artistique. Buren va s’intéresser de plus en plus aux liens entre architecture et art. Il développe un travail plus tridimensionnel et une conception de l’œuvre qui n’est plus objet, mais modulation dans l’espace. Dans les années 1990, il continue de travailler sur ces dispositifs architecturaux de plus en plus complexes, qui multiplient les jeux sur les matériaux et sur les couleurs. Il fait des installations dans l’espace grâce aux filtres, aux plaques de verre et aux plexiglas colorés, et pour illustrer une impression d’éclatement il utilise des miroirs.

la cabane éclatée aux 4 salles juin2005

Nous allons nous intéressé plus particulièrement sur le motif qui a rendu célèbre le travail de Buren. Ce motif de bande intéresse beaucoup Buren, il va le réutiliser encore et encore, chacun de ses travaux sont in-situ. Chaque travail a été pour un lieu précis. Buren fait preuve de précision, de rigueur et de radicalité. Pour lui ces bandes sont « un outil visuel ».En effet ; il cite "je n’expose pas des bandes rayées, mais des bandes rayées dans un certain contexte".

la ligne rouge,sept.2005

Ces choix de supports sont très variés, il passe du tissu pré rayé au verre peint. Il a travaillé avec du papier spécialement imprimé mais aussi du verre gravé, des miroirs, du bois, de la pierre, du plastique transparent, du métal et de la peinture. Il fait tout aussi bien un travail sur surface plane ou du tridimensionnel. Il désire aller au delà du cadre d’un tableau, il peut intervenir n’importe où.

Son geste d’artiste implique aussi une analyse du lieu dans lequel il va placer ses bandes. Il révèle les particularités du lieu et met en avant ce qui est le moins visible. Son œuvre devient « instrument pour voir », il parvient grâce à ce motif à élargir visuel. C’est l’œuvre qui va révéler le lieu et celui-ci va rendre l’œuvre intransportable et donc éphémère. C’est à partir de 1970, que son motif va envahir tous les supports tels que les portes, les escaliers, les trains, les voiles et les gilets pour gardien de musée, etc.Malgré un geste répétitif, le spectateur a toujours l’impression de voir une oeuvre différente. Ces bandes rayées offrent une autre dimension sur chacune des oeuvres.

Il considère l’exposition comme un décor, car pour lui « toute œuvre exposée est mise en scène ». Il y a une dénonciation du rôle de l’institution qui préside habituellement à cette mise en scène.

La plus célèbre des ses œuvres est sans conteste « les deux plateaux »(1985-86), elle se trouve dans la cour d’honneur du Palais royal à Paris. Cette œuvre va établir sa notoriété. Dans ce lieu , son but n’était pas de dénaturaliser cet espace c’est pourquoi les colonnes ont plusieurs tailles différentes. Ces colonnes sont ancrées dans le sol.

les deux plateaux,1985-86

Buren va s’intéresser de plus en plus aux liens entre architecture et art. Il développe un travail plus tridimensionnel et une conception de l’œuvre qui n’est plus objet, mais modulation dans l’espace.